
Ce petit film futuriste en 3D de 17 minutes

1. Intro - Instrumental Score 01:14
2. Captain EO - Witch Spoken Dialogue 00:40
2.1 Captain EO Music 03:50
3. EO Music - We Are Here To Change The World 03:59
4. We Are Here To Change The World (Edit) 03:05
5. We Are Here To Change The World 02:53
6. Another Part of Me (Advanced Arrangement Edit) 01:09
Le Captain EO (joué
par Michael Jackson) et l'équipage de
son vaisseau spatial sont en mission dans le but d'offrir un cadeau
à une reine extraterrestre baptisée Supreme Leader. Ce personnage
est très inspiré des monstres crées pour les films de la série
Aliens.
C'est cette histoire que les visiteurs des parcs Disney pouvaient
apprécier au sein d'une attraction futuriste avec en vedette, le
King Of Pop. Elle a débuté en 1986 à EPCOT, en Floride, et a été
introduite dans trois autres parcs. Elle sera fermée dans tous les
parcs entre 1996 et 1998 et remplacée par Chérie, j'ai rétréci le
public.

La réalisation de
Captain Eo
fut assurée par Francis Ford Coppola et la
production, par George Lucas
. La bande originale est signée James Horner
et comprend deux chansons de Michael
Jackson: We Are Here To Change The
World et Another Part Of
Me. Le personnage du Supreme
Leader était joué par Anjelica Huston. Avec un coût total estimé à
entre 17 et 30 millions de $, Captain EO fut à sa sortie le film le
plus cher jamais produit selon la base du prix à la
minute.

Afin d'en savoir plus, voici un article comportant une interview de
Rick Rothschild, qui a fait partie de
l'équipe de conception du film:
L'un des
concepteurs de l'attraction Captain Eo raconte l'histoire du
projet
Jim Hill, rédacteur en chef d'un site Internet
consacré majoritairement à la Walt Disney Company, a interviewé
Rick Rothschild, l'un
des "Imagineers" (nom donné aux ingénieurs chargés de la
construction des attractions Disney) ayant travaillé sur le
projet Captain Eo.
L'attraction a rouvert ses portes il y a quelques semaines en
Californie, à Anaheim. L'occasion pour les deux hommes de revenir
ensemble sur l'histoire de ce court-métrage.

Tout a commencé par un appel téléphonique de
Michael Eisner, le PDG de Disney, en
1985... "Eisner voulait qu'on imagine quelques concepts à présenter
à George Lucas et à
Michael Jackson. Michael [Eisner] espérait
parvenir à faire collaborer ces deux là avec les Imagineers sur un
nouveau film en 3D pour les parcs. Oh, et, au fait... ai-je
mentionné qu'il voulait recevoir ça dans un délai de trois jours
?"
Trois jours... c'est le délai qui leur a été nécessaire pour
imaginer trois scénarios :
- Dans le premier, Michael Jackson aurait incarné un personnage
inspiré de Peter Pan, vivant dans une forêt magique peuplée de
créatures mythologiques. La paix de ce royaume
enchanté aurait alors été troublée par la maléfique Reine de
Glace... et Michael Jackson aurait eu recours au pouvoir de la
musique pour faire fondre son coeur gelé. Problème de ce scénario :
il n'était pas en adéquation avec l'implantation future de
l'attraction. En effet, les parcs Disneyland sont partagés en
plusieurs zones, ou "lands", correspondant chacun à un univers bien
particulier. L'attraction était destinée à Tomorrowland, la zone
futuriste du parc. "Le seul problème avec
cette idée, c'est qu'on nous avait chargés d'inventer un concept
pour un nouveau film 3D pour Tomorrowland. Quelque chose qui
allierait le style space fantasy de George
Lucas et la musique de Michael
Jackson. Et ce premier concept n'était pas vraiment fait
pour Tomorrowland", se souvient Rothschild. "C'était plus
adapté à Fantasyland".


- Deuxième concept : l'idée consistait à exploiter l'affection de Michael Jackson pour les parcs Disney... en imaginant qu'il était resté dans le parc après la fermeture. Confronté à de multiples péripéties dans l'obscurité nocturne, il en serait arrivé à danser sur "Thriller" aux côtés des personnages de l'attraction "Pirates des Caraïbes".
- Le troisième concept est celui qui
a finalement été retenu, dans lequel Michael
Jackson incarne un capitaine de l'espace en mission pour sauver une
planète aux mains d'une reine malfaisante."Quand nous avons montré ces trois concepts à Michael et
à Frank ( Frank Wells,
directeur financier de la Walt Disney
Company), ils ont immédiatement
ciblé un scénario. Et la même chose s'est produite quand nous avons
montré ces trois mêmes concepts à George Lucas et à
Michael Jackson. Ils ont tous penché en faveur de la même
histoire. Et c'était celle du
"musicien
intergalactique", qui est
finalement devenue connue sous le nom de 'Captain Eo'" , raconte Rothschild.

Une fois cette première étape franchie, le projet a été créé assez rapidement : "Je me souviens d'une réunion dans le Model Shop où nous montrions à George Lucas des idées de décors, d'accessoires et de costumes. George avait brièvement regardé le tout puis avait dit: 'J'aime celui-là, celui-là, je n'aime pas celui-ci, utilisez celui-là'. Et, sur ces mots, la réunion était terminée".

"Il faut se souvenir que, jusqu'à cette date, Disney n'avait jamais rien fait de tel. Les films 3D que nous avions faits précédemment, comme Magic Journeys, étaient plus poétiques. Et arrivait Captain Eo, un film 3D avec un scénario. Un début, un milieu et une fin. Sans compter que c'était la première fois qu'un show aussi lié au divertissement contemporain était créé pour les parcs à thème. Nous avons reçu une réaction extrêmement positive du public sur ce projet".

Jim Hill, l'auteur de
l'article, précise que 25 ans après, la réponse du public est
toujours aussi enthousiaste. Dimanche dernier, la séance à laquelle
il a assisté se jouait dans un cinéma plein à craquer jusqu'au
dernier siège. Si la foule laissait parfois échapper quelques rires
en voyant apparaître à l'écran des danseurs au look un peu démodé,
tous ont applaudi et crié lors de la première apparition de Michael
Jackson puis manifesté leur joie pendant "We
Are Here To Change The World".
"C'est agréable de voir qu'un
projet sur lequel nous avons tous travaillé si dur il y a presque
25 ans, tient encore bon et est encore capable de divertir les
gens. Mes jumeaux âgés de 7
ans ont vu récemment Captain Eo pour la première fois et l'ont
adoré... ce qui est un véritable témoignage de l'attrait exercé par
ce film 3D", commente
Rothschild.
Sollicité pour superviser le lifting de l'attraction en vue de sa
réouverture au public, Rothschild a
insisté sur le caractère unique de cet évènement : "J'en parlais justement avec Tony Baxter et, à sa
connaissance, c'est la première fois que Walt Disney Imagineering
fait quelque chose comme ça. Oui, les Imagineers ont fait des
choses comme mettre à jour "Great Moments with Mr Lincoln" en y ajoutant un nouveau personnage
[...] mais faire revenir un film 3D qui n'a pas fondamentalement
changé ! Selon Tony, ça n'a jamais été
fait avant. Donc c'est génial d'avoir été là au tout début avec
Captain Eo et de faire maintenant partie de la renaissance de ce
film 3D".

Bien entendu, tout n'a pas été si simple et la
réalisation des effets 3D s'est avérée plus complexe que ce à quoi
George Lucas s'attendait. Un jour,
alors qu'il se trouvait avec Rick
Rothschild dans le cinéma où ils testaient les effets du
film, Lucas s'est confié à lui :
"Lucas m'a dit que, compte tenu que
Captain Eo n'était censé durer que 17
minutes - ce qui correspond à 1/7e de la durée moyenne d'un
long-métrage, il pensait que
la réalisation de ce film 3D pour Disney ne prendrait qu'1/7e du
temps qu'il lui fallait pour faire un long-métrage
classique. Mais George a dû admettre qu'il avait
tort" . En effet, le
nombre de plans nécessaires au tournage d'une vidéo en trois
dimensions était bien supérieur à celui d'un film ordinaire en
2D.
Pour répondre à l'intérêt hors norme suscité par l'ouverture de
l'attraction le 18 septembre 1986, Disneyland avait décidé d'ouvrir
ses portes pendant soixante heures consécutives. Du jamais
vu...



























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